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LES PODCASTS DE FRANCIS LE GUEN

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Le «shark-feeding», que ce soit dans le milieu des plongeurs ou des naturalistes, reste une activité controversée qui mérite un véritable débat. Au-delà de la guerre des clans, nous vous proposons de découvrir l'avis éclairé de deux spécialistes, issus de milieux très différents...

Lire la suite : Shark feeding or not Shark feeding ?

Mots clé : requin

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Réponse(s) à cette question

Je comprend le fait de détourner la pêche au requins vers l'observation, mais comme on ma toujours apris a interagir le moins possible avec la faune dans leurs habitat naturel, (cela pour leurs plus grands biens) j'ai toujours de la misère avec le fait de nourrire les animaux.
Comme je dit souvant, jamais il me viendrait a l'esprit de nourrire des tigres avec de la viande pour avoir la chance dans voir un de plus près. Si j'en voie un alors je suis chanceux de l'avoir vue sans artifice. Il me semble que c'est le cas de tous les autre espèce que l'on observe sous l'eau.
Beau plaidoyer pour le shark feeding  je ne vois pas mention dans cet article du danger pour les plongeurs/nageurs qui plongent dans une zone où les requins ont l'habitude d'être nourris et qui se retrouvent considéré comme des proies par des animaux qui ont associés plongeurs= nourriture ! Que des "plongeurs" se mettent "en danger" pour avoir un truc à raconter et épater leur collègues de bureau en rentrant de vacances est une chose, qu'ils mettent en danger la vie des autres en est une autre bien plus grave à mon avis

Bonjour,

Je suis Biologiste Marin spécialisé en Ethologie et plongeur de métier et tiens à faire une remarque car quelque chose me dérange beaucoup.
L'argument de Monsieur Denis Lagrange ci dessous ne tient pas :

"La modification du comportement des requins face au shark-feeding est également un argument avancé par les détracteurs de la pratique. N’est-il pas préférable, de modifier le comportement de quelques dizaines de requins (ou même centaines d’entre eux) plutôt que d’en pêcher des millions ?  L’important est la sauvegarde des espèces et de donner du travail aux pêcheurs locaux tout en compensant leur perte financière par une activité de non pêche. Les abords de la réserve sont ouverts à la pêche et ont permis de relancer l’activité qui bénéfice au village. Les pêcheurs y trouvent donc également leur compte. "


Ne mélangeons pas tout svp. Les pêcheurs qui dépeuplent les mers des requins ne sont pas les petits métiers (pêcheurs locaux) mais les pêcheries industrielles. Il ne faut pas que l'arbre cache la forêt. Donc même si la gestion du site a permis à petite échelle d'améliorer l'avenir de l'écosystème sur zone par la mise en place d'une réserve marine et d'une modification de l'activité des pêcheurs du secteur, cela ne crédibilise pas pour autant une activité de nourrissage des requins en plongée, surtout à l'échelle du monde.

Dans un premier temps, cela va amener une modification du comportement des animaux - "clientélisme" par accoutumance - ce qui va entrainer une diminution de la crainte des animaux sur le secteur vis-à-vis des plongeurs et baigneurs.
Résultats, risques d'attaques en augmentation sur la zone de nourrissage mais également sur toutes les autres zones où les animaux se déplacent.

Et l'étude de Monsieur Johann Mourier cité plus haut, au-delà de ne cibler que deux espèces, est une étude de population. Pas une étude sur les modifications du comportement vis-à-vis de l'Homme des requins soumis au nourrisage . Ce n'est donc pas une argumentation scientifique crédible sur les conséquences de l'activité! L'étude répond à d'autres questions que celles qui sont posées dans cet article...

Par ailleurs, on continue par ce type d'activité à promouvoir le "consumérisme" du monde marin. Les gens viennent pour les sensations fortes et pas pour découvrir ce qu'est réellement la mer. Ici les requins sont appâtés et peuvent montrer un comportement de frénésie  déclenché par les appâts. C'est de la plongée spectacle où l'on est très loin du comportement naturel des animaux !
De fait, ne nous étonnons pas s'il y a par la suite plus d'accidents. Les plongeurs "consommateurs" prendront  des risques du fait d'une mauvaise "éducation" et par une méconnaissance du milieu dans lequel ils évoluent.

Pour exemple on peut citer des accidents récents en Egypte. Et même si le nombre d'attaque est infime par rapport aux nombres de plongées réalisées dans le monde et que statistiquement on a réellement plus de chance de mourir suite à une chute de noix de coco sur notre tête que par attaque de requin. L'effet médiatique qui suit dans l'opinion du citoyen lambda est plus dévastateur que l'effet positif gagné à l'échelle local. Tout le travail de communication réalisé pour changer l'image des requins dans l'opinion public (plongée en apnée avec des grands requins blancs pour enlever cette image de mangeur d'Homme par exemple) est anéanti ou grandement décrédibilisé car c'est le sensationnel et la peur qui marquent les esprits !
A noter également que le travail, certainement exemplaire et de bonne fois, de certains dans ce type d'activité, ne doit pas non plus être encore une fois l'arbre qui cache la forêt. De très nombreux clubs font absolument n'importe quoi autours de la planète dans cette activité à la mode et très lucrative...

Deux choses encore. Tout ce battage médiatique autours de ces nouveaux accidents sont autant d'arguments pour les pays défendant cette pêcherie pour manœuvrer en OFF le vote de petits pays dans la prise de décision du maintient de l'activité.
Il y a par ailleurs de nombreux autres moyens que le nourrissage des requins pour changer les activités de pêche locale en les tournant, par exemple, vers l'éco-tourisme.

De fait, sans être un intégriste de l'écologie, et ce n'est qu'un point de vue personnel, il n'y a pas d'argumentation solide pouvant défendre le "Shark Feeding". C'est un non sens écologique, éthique et éducatif. Son seul véritable sens réside dans l'économique et le sensationnel. A vous de vous faire votre avis en vous renseignant toujours plus dans la bibliographie disponible et par vos propres expériences.

Amicalement. Un plongeur parmi tant d'autres...

Salut DENIS !
Très bel article, bien rédigé et avec de très belles images à l'appui. Nous en avions discuté quelque peu sur le Salon et effectivement les approches et mentalités changent par rapport au Requin, pas toujours dans le bon sens évidement et naturellement... Mais c'est un animal fabuleux, que l'on découvre et que l'on connait de mieux en mieux chaque jour. Par conséquent, indéniablement, les réglages d'approche et de côtoiement de la "Bestiole", se font petit à petit et au fur et à mesure des rencontres. En espérant, que la précipitation, l'impatience et l'euphorie ou la débilité, tout simplement, de certains plongeurs (You Tube Requin Nourrice), n'entravent pas le périmètre de sécurité, indispensable à garder avec ces fauves des mers.
Si le respect, indispensable, nécessaire, obligatoire et vital qu'il faut avoir et conserver impérativement devant le Requin ou tout animal sauvage (qui se respecte) est observé...alors tout ce déroulera correctement, comme il se doit.
C'est une attitude, une formation, une éducation bref une philosophie à adopter, à enseigner et à transmettre aux plongeurs et futurs plongeurs responsables...et là...c'est une autre histoire.
Salut à Toi DENIS, merci beacoup pour ce repportage...
Et que POSEIDON soit avec Toi !
STEPHANE BARBIER.

Bonjour à tous,

 

Merci à tous pour vos témoignages d'expériences, avis, interrogations, sujets soulevés...Désolé pour ma réponse tardive mais j'étais en déplacement et très occupé tout le mois de janvier 2011. Je vais tenter de vous répondre individuellement à la suite.

 

Denis

Bonsoir Rodrigues,

 

Je suis globalement de ton point de vue pour une pratique en plongée la moins impactante sur l'environnement, balade contemplative en observant uniquement. Et toute pratique humaine, même qui se dit respectueuse a toujours un impact. Pour qu'il n'y ait plus d'impact il faudrait que l'homme ait disparu de cette planète ;-)

Par contre, mon point de vue  a évolué sur le sujet pour les requins au grès de mes rencontres de spécialistes et d'expériences personnelles lors de mes plongées dans des zones réputées pour les requins. Au stade où les choses vont, nous n'aurons plus rien à contempler d'ici quelques années. Des plongées avec apatage et/ou nourrissage (baited diving & shark diving) bien conduites par des professionnels, dans le cadre d'une gestion des aires marines en concertation avec les acteurs locaux de la mer pourraient à mon avis changer les choses dans certaines zones.

 

Bien évidemment, ce n'est pas à chacun de se lancer dans ce type de pratique qui peut être très dangereuse si elle n'est pas réalisée par des professionnels, avec de l'expérience, un respect des animaux et d'une certaine sécurité des plongeurs.

 

De mon point de vue, pour les requins, sans nourriture ou un certain conditionnement, tu auras très peu de chance d'en croiser. Pour certaines espèces aucune chance. Le requin est de nature craintive même si certains manifestent une certaine curiosité au tout début. Exception peut-être avec certains requins territoriaux...ou de grands rassemblements (mur de gris à Rangiroa...)

 

Tous ceux qui font des films sous-marins sur les requins notamment pour des grosses productions (TV, cinéma...) le savent très bien même si tous ne le disent pas ;-) La production fait tout en général pour optimiser ses chances, tout jour de retard durant le tournage ayant des coûts importants sur le budget. Il arrive même parfois que les requins ne soient pas au rendez-vous malgré la saison en général favorable et l'appâtage... C'est Dame nature qui commande et qui décide et c'est bien comme cela ;-)


Rodrigue Amyot a dit :

Je comprend le fait de détourner la pêche au requins vers l'observation, mais comme on ma toujours apris a interagir le moins possible avec la faune dans leurs habitat naturel, (cela pour leurs plus grands biens) j'ai toujours de la misère avec le fait de nourrire les animaux.
Comme je dit souvant, jamais il me viendrait a l'esprit de nourrire des tigres avec de la viande pour avoir la chance dans voir un de plus près. Si j'en voie un alors je suis chanceux de l'avoir vue sans artifice. Il me semble que c'est le cas de tous les autre espèce que l'on observe sous l'eau.

Bonjour Jean-Marc,

 

Non, je ne l'ai pas écrit à mon sens comme un plaidoyer car j'en donne certains limites:

- le côté circus et conditionnement

- les dangers de cette pratique mal conduite si elle n'est pas réalisé par des professionnels qui ont une bonne expérience et respect pour les animaux

 

Pour prendre l'exemple des Fidji, à ma connaissance et d'après les infos dont je disposais il y a 6 mois, aucun accident n'a été recensé dans ce parc marin aujourd'hui protégé. Ceci malgré la population des Bull skarks qui est aujourd'hui passée à une quarantaine et les plongées shark-feeding réalisées tous les deux jours depuis presque dix ans. Il y a bien quelques attaques parfois aux Fidji mais ce sont dans des zones à l'extrême opposé, donc loin de ces zones de shark-feeding et pour d'autres raisons (pratique du surf semble-t-il).

 

Je pense que le type de motivation décrite même si elle doit exister tend à disparaître. Il y a aujourd'hui des plongeurs(ses) passionnées par les requins, contemplatifs (-ives) et qui se moquent bien de se valoriser auprès de leur entourage de ce type de rencontrer en jouant les héros. Surtout à la vue de la quantité de documentaires sur le sujet et de plongeurs(ses) que l'on voit côtoyer en pleine eau ces animaux sauvages...


Jean-Marc a dit :

Beau plaidoyer pour le shark feeding  je ne vois pas mention dans cet article du danger pour les plongeurs/nageurs qui plongent dans une zone où les requins ont l'habitude d'être nourris et qui se retrouvent considéré comme des proies par des animaux qui ont associés plongeurs= nourriture ! Que des "plongeurs" se mettent "en danger" pour avoir un truc à raconter et épater leur collègues de bureau en rentrant de vacances est une chose, qu'ils mettent en danger la vie des autres en est une autre bien plus grave à mon avis

Bonjour Jérôme,

 

Je ne partage pas bien évidement certaines des idées énoncées plus bas même si je trouve le débat soulevé intéressant. Même si les pêcheries industrielles existent bien, elles pêchent en général au large, les pélagiques. Dans la zone côtière où nous plongeons le plus souvent se sont des pêcheurs locaux qui pratique le finning. C'était le cas par exemple en Polynésie pour une bonne part, avant les lois promulguées. Même chose en Egypte avec des pêcheurs Yéménites....Quand aux pêcheries industrielles, ce sont toujours des "petites mains" qui travaillent sur ces navires. Ce ne sont pas des chefs de triades ou hommes d'affaires qui pêchent ;-)

 

Par contre, je partage le point de vue que chaque cas est particulier est doit être étudié comme tel. Donc dans chaque zone marine, ce type de pratique devrait être mise en place de concert avec tous les acteurs locaux et avec des gardes fou en terme de professionnalisme, éthique....

 

Bien évidement l'appâtage et le shark-feeding a un impact sur les requins. Comme vous êtes biologiste marin, merci de préciser des références  d'études scientifiques qui montrent que les risques d'attaques est en augmentation sur une zone de nourrissage donnée mais également sur toutes les autres zones où les animaux se déplacent. 

 

Pour ma part, je vous renvois à cette publication scientifique récente:

Effects of tourism-related provisioning on the trophic signatures and movement patterns of an apex predator, the Caribbean reef shark par Aleksandra Maljkovic´ et Isabelle M. Côté

Department of Biological Sciences, Simon Fraser University, Burnaby, BC, Canada.

Cette étude concerne les Caribbean reef sharks (Carcharhinus perezi) aux Bahamas et pourra être mis en perspective avec l'article que j'ai publié sur le shark-feeding réalisé par Cristina Zenato aux Bahamas: Cristina Zenato, shark-feedeuse.

 

L'Afrique du Sud où seul l'appâtage (baited dive) est autorisé est un excellent exemple. Le requin blanc rapporte aujourd'hui plus économiquement parlant que quand il était tué par le passé. Cette activité touristique qui a généré de nombreux emplois directs et indirects présente aussi ses inconvénients. Sans régulation au sujet de l'éthique, des conditions de pratique, le risque de dérapages existe. De mon point de vue, le sort de la nature est aussi très lié à celui des hommes qui vivent avec cette nature. Certains de nos semblables ne vivent qu'avec 1,5 dollars US par jour. Cela me semblent parfois un peu facile et moralisateur quand on vit à sa faim dans un pays riche que de jouer les écologistes. Certains se sont engouffrés dans ce "buisness vert" et font parfois même du green-washing (écoblanchiment) avec comme partenaires de "gros pollueurs" qui se refont une "virginité écologique" à bon compte. Certains se limitent à "vendre du vent" de mon point de vue. De mon point de vue, une certaine écologie est depuis un certain temps en train de se pervertir. Encourager des programmes de développement locaux d'éco-toursime et qui permettent à de nombreuses familles de vivre est à mon avis une des voies possibles et concrètes même si cela entraîne aussi certains inconvénients. On a toujours des avantages et des inconvénients pour chaque situation ;-) Je pense qu'aujourd'hui nous devrions gérer les zones marines en concertation avec tous les acteurs et les populations locales dans l'intérêt de la protection de l'environnement.

 

Sinon, je pense que les relatives récentes attaques de requins en Egypte ne sont pas de mon point de vue un bonne exemple. Elles concernent des baigneurs et à ma connaissance ce ne sont pas des les baigneurs qui feedaient et aucune activité de feeding n'est pratiquée dans les environs. Le problème à mon avis est ailleurs et vraisemblablement multifactoriel. Une étude intéressante à mener pour en comprendre les causes, au-delà des deux malheureux requins Mako et Logimane tués comme bouc-émissaire pour rassurer les touristes.

 

Je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas de risques à pratiquer les plongée d'appâtage ou de nourrissage. Toute activité humaine comporte des risques. N'oublions pas que nous sommes en présence d'animaux sauvages et que la nourriture constitue un excitant pour eux. Par contre, je pense que ce type de plongées bien conduites par des professionnels expérimentés, avec une éthique peut constituer un excellent moyen de populariser les requins, de militer pour leur survie et ceci dans des conditions de sécurité satisfaisantes.

 

Amicalement,

 

Denis

Jérôme a dit :

Bonjour,

Je suis Biologiste Marin spécialisé en Ethologie et plongeur de métier et tiens à faire une remarque car quelque chose me dérange beaucoup.
L'argument de Monsieur Denis Lagrange ci dessous ne tient pas :

"La modification du comportement des requins face au shark-feeding est également un argument avancé par les détracteurs de la pratique. N’est-il pas préférable, de modifier le comportement de quelques dizaines de requins (ou même centaines d’entre eux) plutôt que d’en pêcher des millions ?  L’important est la sauvegarde des espèces et de donner du travail aux pêcheurs locaux tout en compensant leur perte financière par une activité de non pêche. Les abords de la réserve sont ouverts à la pêche et ont permis de relancer l’activité qui bénéfice au village. Les pêcheurs y trouvent donc également leur compte. "


Ne mélangeons pas tout svp. Les pêcheurs qui dépeuplent les mers des requins ne sont pas les petits métiers (pêcheurs locaux) mais les pêcheries industrielles. Il ne faut pas que l'arbre cache la forêt. Donc même si la gestion du site a permis à petite échelle d'améliorer l'avenir de l'écosystème sur zone par la mise en place d'une réserve marine et d'une modification de l'activité des pêcheurs du secteur, cela ne crédibilise pas pour autant une activité de nourrissage des requins en plongée, surtout à l'échelle du monde.

Dans un premier temps, cela va amener une modification du comportement des animaux - "clientélisme" par accoutumance - ce qui va entrainer une diminution de la crainte des animaux sur le secteur vis-à-vis des plongeurs et baigneurs.
Résultats, risques d'attaques en augmentation sur la zone de nourrissage mais également sur toutes les autres zones où les animaux se déplacent.

Et l'étude de Monsieur Johann Mourier cité plus haut, au-delà de ne cibler que deux espèces, est une étude de population. Pas une étude sur les modifications du comportement vis-à-vis de l'Homme des requins soumis au nourrisage . Ce n'est donc pas une argumentation scientifique crédible sur les conséquences de l'activité! L'étude répond à d'autres questions que celles qui sont posées dans cet article...

Par ailleurs, on continue par ce type d'activité à promouvoir le "consumérisme" du monde marin. Les gens viennent pour les sensations fortes et pas pour découvrir ce qu'est réellement la mer. Ici les requins sont appâtés et peuvent montrer un comportement de frénésie  déclenché par les appâts. C'est de la plongée spectacle où l'on est très loin du comportement naturel des animaux !
De fait, ne nous étonnons pas s'il y a par la suite plus d'accidents. Les plongeurs "consommateurs" prendront  des risques du fait d'une mauvaise "éducation" et par une méconnaissance du milieu dans lequel ils évoluent.

Pour exemple on peut citer des accidents récents en Egypte. Et même si le nombre d'attaque est infime par rapport aux nombres de plongées réalisées dans le monde et que statistiquement on a réellement plus de chance de mourir suite à une chute de noix de coco sur notre tête que par attaque de requin. L'effet médiatique qui suit dans l'opinion du citoyen lambda est plus dévastateur que l'effet positif gagné à l'échelle local. Tout le travail de communication réalisé pour changer l'image des requins dans l'opinion public (plongée en apnée avec des grands requins blancs pour enlever cette image de mangeur d'Homme par exemple) est anéanti ou grandement décrédibilisé car c'est le sensationnel et la peur qui marquent les esprits !
A noter également que le travail, certainement exemplaire et de bonne fois, de certains dans ce type d'activité, ne doit pas non plus être encore une fois l'arbre qui cache la forêt. De très nombreux clubs font absolument n'importe quoi autours de la planète dans cette activité à la mode et très lucrative...

Deux choses encore. Tout ce battage médiatique autours de ces nouveaux accidents sont autant d'arguments pour les pays défendant cette pêcherie pour manœuvrer en OFF le vote de petits pays dans la prise de décision du maintient de l'activité.
Il y a par ailleurs de nombreux autres moyens que le nourrissage des requins pour changer les activités de pêche locale en les tournant, par exemple, vers l'éco-tourisme.

De fait, sans être un intégriste de l'écologie, et ce n'est qu'un point de vue personnel, il n'y a pas d'argumentation solide pouvant défendre le "Shark Feeding". C'est un non sens écologique, éthique et éducatif. Son seul véritable sens réside dans l'économique et le sensationnel. A vous de vous faire votre avis en vous renseignant toujours plus dans la bibliographie disponible et par vos propres expériences.

Amicalement. Un plongeur parmi tant d'autres...

Salut Stéphane,

 

Effectivement, je pense que l'éducation des plongeurs comme tu peux l'écrire joue un rôle primordial que cela soit en plongée ou pour approcher les requins en plongée.

Combien de guides de plongée (divemasters) ou de moniteurs font des breefing requins dans des zones où les rencontres sont fréquentes comme par exemple en mer Rouge avec les requins logimanes ? Ce n'est pas toujours le cas. J'ai même vu une photo de deux plongeurs montés sur le dos d'un longimanus comme s'il s'agissait d'un cheval à bascule ou d'un baudet. Dans certaines conditions, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des accidents. La connerie humaine a toujours existée et existera toujours. Par contre, l'éducation permet de sensibiliser les gens au respect, à la connaissance et à la préservation. Il y a souvent des idées reçues sur le sujet. Les risques ne sont pas toujours ceux aux quels on pense quand on méconnait le sujet. C'est valable pour tous les secteurs d'activités. A titre d'exemple, aujourd'hui en France, on meurt plus de malaises cardiaques sur son lieu de pratique de plongée en mer que d'accidents de plongée.

 

Au plaisir,

 

Denis

STEPHANE BARBIER a dit :

Salut DENIS !
Très bel article, bien rédigé et avec de très belles images à l'appui. Nous en avions discuté quelque peu sur le Salon et effectivement les approches et mentalités changent par rapport au Requin, pas toujours dans le bon sens évidement et naturellement... Mais c'est un animal fabuleux, que l'on découvre et que l'on connait de mieux en mieux chaque jour. Par conséquent, indéniablement, les réglages d'approche et de côtoiement de la "Bestiole", se font petit à petit et au fur et à mesure des rencontres. En espérant, que la précipitation, l'impatience et l'euphorie ou la débilité, tout simplement, de certains plongeurs (You Tube Requin Nourrice), n'entravent pas le périmètre de sécurité, indispensable à garder avec ces fauves des mers.
Si le respect, indispensable, nécessaire, obligatoire et vital qu'il faut avoir et conserver impérativement devant le Requin ou tout animal sauvage (qui se respecte) est observé...alors tout ce déroulera correctement, comme il se doit.
C'est une attitude, une formation, une éducation bref une philosophie à adopter, à enseigner et à transmettre aux plongeurs et futurs plongeurs responsables...et là...c'est une autre histoire.
Salut à Toi DENIS, merci beacoup pour ce repportage...
Et que POSEIDON soit avec Toi !
STEPHANE BARBIER.

Bonsoir Denis JEANT et merci pour cette réponse même si je ne partage toujours pas votre avis.

 

Il n'est pas simple de trouver des études rédigées en français afin de laisser accessible cette discussion à tous les lecteurs. Cependant, j'ai ici un lien vers un article de vulgarisation qui fait référence à 20 études scientifiques menées à différents endroits de la planète dans sa bibliographie. Le point de vue défendu étant très proche de celui que j'écrivais dans le précédent message :

--> http://www.spc.int/DigitalLibrary/Doc/FAME/InfoBull/FishNews_VF/111...

 

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la bibliographie disponible à ce sujet est assez mince. Il y a de gros manques de ce côté. Mais les résultats que j'ai pu lire et les discussions que j’ai eu avec la plupart de mes collègues tendent dans la direction du point de vu que j’ai défendu plus haut. Point de vu défendu non par « dire d’expert », mais par constat scientifique. Il ne faut ainsi pas non plus négliger les études menées sur d’autres taxons dont les espèces étaient également nourrit pour les volets éducatif et touristique. Expériences qui ont abouties majoritairement à des dégâts et des conflits important. Il faut donc porter un œil critique constant sur le contenu des études et sur leurs objectifs de départ. Quelles étaient les hypothèses testées au début ? Prend-on bien en compte l’ensemble des facteurs  nécessaires pour répondre à la question qui nous intéresse ? Le résultat testé en un endroit du monde est-il valable dans un autre (espèces différentes, pratique et intensité de pratique différentes, …). Etc.

 

Par ailleurs, deux choses que je souhaite éclaircir :

 

Vous défendez votre point de vu par un coup que je qualifierai de « bas » via un argument contre lequel on ne peut pas répondre autrement que par l’acquiescement lorsque vous parlez d'écologie de pays développés. Car bien sur ces dérives sont inacceptables…

Mais pour autant vous ne connaissez rien de ma vie et de mes engagements en tant que Citoyen et Biologiste. Ci cela peut vous rassurer, aux vues de votre réponse, nous partageons la même vision. Et pour aller plus loin, je peux vous dire que je fais parti des gens qui vont sur le terrain pour défendre ce point de vue. En résumé j'aime l'éducation populaire et je considère que les personnes qui vivent dans des pays que nous osons qualifier de "en voie de développement" n'ont pas besoin de notre aumône ou de leçons. Arrêtons de les exploiter ou d’exploiter leurs territoires et faisons le ménage à notre porte et le monde se portera mieux ;-). Là dessus je pense que nous nous entendons.

D’autre part, effectivement il y a beaucoup de « petites mains » qui pêchent les requins pour leurs ailerons. Mais pourquoi ?

Une faible partie des prises sont consommées et vendues directement par les pêcheurs en circuits courts, mais ce ne sont pas les prises principalement recherchées, ni vendues et les prix de ventes sont faibles.

Par contre, le marché principal se situe en Mer. Les poissons sont rachetés par des bateaux usines ou par des bateaux de plus petit tonnage qui ont des installations de longue conservation à bord. Ces échanges commerciaux se font par ce que l’on appelle « transbordement ». Ils sont réalisés hors contrôle législatif, hors quotas et sans contrôle sanitaire.

Pourquoi ? Parce qu’il y a une forte demande et un marché juteux. Mais pas seulement. Egalement parce que l’on a pillé leurs ressources marines et que les petits pêcheurs locaux sont obligés de se reporter sur une autre ressource pour survivre… et c’est vers celle qui paie le plus qu’ils vont et on ne peut pas leur reprocher.

Je dis cela d’autant plus sereinement parce que j’ai travaillé comme observateur scientifique embarqué dans le passé.

Des exemples je peux par ailleurs vous en citer des dizaines, mais je vous invite à vous documenter sur ceux de la Guinée Conakry et de la Guinée-Bissau par exemples. Ils sont criants ;-)

 

 

A l’inverse, je peux vous retourner un argument de même ordre si l’on peut dire.

 

Pourquoi les clubs étrangers ont besoin d’aller s’installer dans des pays étrangers ou dans les DOM / TOM pour aider au développement de ces techniques miracles pour relancer l’économie locale ? Ne pensez-vous pas qu’ils sont assez grands et intelligents pour le faire seuls et qu’ils auraient plus à y gagner s’ils étaient leurs propres patrons ?

Si nous partageons le même point de vue, ce dont je ne doute pas, nous devrions être d’accord que c’est parce que le développement de ce type d’activité est financièrement juteux et que des entreprises privées venant de pays riches et ayant une clientèle huppée ont gros à gagner.

 

C’est au final ce que j’appelle la triple peine : on pille leur mer, on leur interdit de pêcher les dernières espèces encore présentes et commercialisables et enfin on vient prendre leur solution de repli en nous implantant en tant que meneurs sur l’éco-tourisme. C’est une très belle solution effectivement. Il ne leur manque plus que de voir leurs enfants attaqués par des animaux devenu moins craintif à l’égard de l’homme et le gros lot tombera.

 

 

Concernant les attaques en Egypte, j’ai rapporté les informations que j’avais eues par un réseau habituellement très crédible. Si elles s’avèrent fausses je m’en excuse et mon intention n’était pas de tromper les lecteurs. Voila un point qui semble donc pour la peine à éclaircir.

 

 

 

Dernière chose concernant votre phrase indiquant que vous souhaitez une gestion concertée du milieu marin avec l’ensemble des acteurs locaux en aire marine protégée.

 

A titre personnel j’irai plus loin que vous. Je dirai que cela devrait être fait sur l’ensemble du littoral à partir du moment où il y a des entités de gestion des sites et non pas nous confiner aux seules aires marines protégées.

Pourquoi ? Parce que les usagers se sentent spoliés – ou le sont parfois réellement.

Bien souvent, ils sont « consultés » lors des concertations mises en place pour le développement des sites au moment de l’élaboration des plans de gestions ou des Docobs.

Mais ils ne peuvent pas intégrer les comités de gestion une fois les aires mises en place.

Le pouvoir décisionnel restant alors entre les mains de quelques membres « initiés » et les décisions prises lors des concertations ne restant valables qu’un temps défini au bout duquel seul le comité aura autorité.

Cela abouti  quasiment à tous les coups à une non acceptation par les usagers des zones gérées. Nous avons ainsi de très nombreux  retours négatifs dans le cadre de Natura 2000 « à Terre » et cela commence à se faire sentir en Mer alors que les concertations ne sont pas encore terminées. Ce refus en zones « protégées » ayant alors un effet contre productif d’éducation en zones non soumises à gestion.

 

A l’inverse, si nous intégrions tous les usages sur l’ensemble des sites et qu’ils étaient représentés en commission, l’effet éducatif porterait certainement ses fruits dans les zones adjacentes et gagnerai petit à petit l’ensemble du littoral grâce au maillage complexe que forme le réseau Natura 2000 en Mer. Mais également par la propre organisation associative des usagers et des outils de communication et d’organisation massive que sont les réseaux sociaux portés entre autre par Internet. Lieu où nous nous trouvons actuellement.

 

C’est déjà le cas dans certains secteurs où les gestionnaires ont suivi les recommandations de la loi de 2006, faisant référence au rapport GIRAN sur ce qui devrait être – j’insiste sur le devrait être - la nouvelle gouvernance des Parcs Nationaux. Cette vision moderne de la gestion de l’environnement étant là où elle a été mise en place pour le moment très efficace.

 

A ce sujet, les usagers ont d’ailleurs un fort apport d’expériences et d’informations à apporter aux scientifiques. Pourquoi ? Simplement parce qu’ils passent à eux tous plus d’heures sur le terrain que les équipes scientifiques  ne pourront jamais en passer. C’est ainsi que naissent doucement mais surement des outils qui pourront aboutir à des résultats inespérés avant.

 

Nous pouvons en citer quelques exemples déjà lancés : le réseau ObsMer, le carnet de prélèvement développé par l’association de pêcheurs sous-marin FCSMP, le réseau de suivi des méduses mené par ACRI-ST ou enfin le suivi d’espèces dites invasives mené par le laboratoire du Docteur Francour de l’Université de Nice.

Bien sur, tout cela doit être développé main dans la main afin de pouvoir utiliser et normaliser les données et leur recueil.

 

Désolé pour la digression mais vu que vous en avez parlé je me suis permis de le faire à mon tour ;-)

 

 

En conclusion, il me semble que nous avons une vision du respect des peuples du monde, de la mer et de la gestion du milieu assez similaire. Cependant nous ne partageons pas ce point de vue au sujet du nourrissage des requins en plongée. Vous voyez le côté positif que cela peut avoir alors que je pense que le côté négatif rend le calcul  non intéressant et qu’il y a d’autres méthodes pour arriver à des solutions tout aussi efficaces, voir meilleures.

 

La richesse du monde vient de sa diversité, cela vaut également pour les opinions. C’est le débat qui pousse à nous améliorer tous ;-)

 

Amicalement,

 

Jérôme



Denis JEANT a dit :

Bonjour Jérôme,

 

Je ne partage pas bien évidement certaines des idées énoncées plus bas même si je trouve le débat soulevé intéressant. Même si les pêcheries industrielles existent bien, elles pêchent en général au large, les pélagiques. Dans la zone côtière où nous plongeons le plus souvent se sont des pêcheurs locaux qui pratique le finning. C'était le cas par exemple en Polynésie pour une bonne part, avant les lois promulguées. Même chose en Egypte avec des pêcheurs Yéménites....Quand aux pêcheries industrielles, ce sont toujours des "petites mains" qui travaillent sur ces navires. Ce ne sont pas des chefs de triades ou hommes d'affaires qui pêchent ;-)

 

Par contre, je partage le point de vue que chaque cas est particulier est doit être étudié comme tel. Donc dans chaque zone marine, ce type de pratique devrait être mise en place de concert avec tous les acteurs locaux et avec des gardes fou en terme de professionnalisme, éthique....

 

Bien évidement l'appâtage et le shark-feeding a un impact sur les requins. Comme vous êtes biologiste marin, merci de préciser des références  d'études scientifiques qui montrent que les risques d'attaques est en augmentation sur une zone de nourrissage donnée mais également sur toutes les autres zones où les animaux se déplacent. 

 

Pour ma part, je vous renvois à cette publication scientifique récente:

Effects of tourism-related provisioning on the trophic signatures and movement patterns of an apex predator, the Caribbean reef shark par Aleksandra Maljkovic´ et Isabelle M. Côté

Department of Biological Sciences, Simon Fraser University, Burnaby, BC, Canada.

Cette étude concerne les Caribbean reef sharks (Carcharhinus perezi) aux Bahamas et pourra être mis en perspective avec l'article que j'ai publié sur le shark-feeding réalisé par Cristina Zenato aux Bahamas: Cristina Zenato, shark-feedeuse.

 

L'Afrique du Sud où seul l'appâtage (baited dive) est autorisé est un excellent exemple. Le requin blanc rapporte aujourd'hui plus économiquement parlant que quand il était tué par le passé. Cette activité touristique qui a généré de nombreux emplois directs et indirects présente aussi ses inconvénients. Sans régulation au sujet de l'éthique, des conditions de pratique, le risque de dérapages existe. De mon point de vue, le sort de la nature est aussi très lié à celui des hommes qui vivent avec cette nature. Certains de nos semblables ne vivent qu'avec 1,5 dollars US par jour. Cela me semblent parfois un peu facile et moralisateur quand on vit à sa faim dans un pays riche que de jouer les écologistes. Certains se sont engouffrés dans ce "buisness vert" et font parfois même du green-washing (écoblanchiment) avec comme partenaires de "gros pollueurs" qui se refont une "virginité écologique" à bon compte. Certains se limitent à "vendre du vent" de mon point de vue. De mon point de vue, une certaine écologie est depuis un certain temps en train de se pervertir. Encourager des programmes de développement locaux d'éco-toursime et qui permettent à de nombreuses familles de vivre est à mon avis une des voies possibles et concrètes même si cela entraîne aussi certains inconvénients. On a toujours des avantages et des inconvénients pour chaque situation ;-) Je pense qu'aujourd'hui nous devrions gérer les zones marines en concertation avec tous les acteurs et les populations locales dans l'intérêt de la protection de l'environnement.

 

Sinon, je pense que les relatives récentes attaques de requins en Egypte ne sont pas de mon point de vue un bonne exemple. Elles concernent des baigneurs et à ma connaissance ce ne sont pas des les baigneurs qui feedaient et aucune activité de feeding n'est pratiquée dans les environs. Le problème à mon avis est ailleurs et vraisemblablement multifactoriel. Une étude intéressante à mener pour en comprendre les causes, au-delà des deux malheureux requins Mako et Logimane tués comme bouc-émissaire pour rassurer les touristes.

 

Je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas de risques à pratiquer les plongée d'appâtage ou de nourrissage. Toute activité humaine comporte des risques. N'oublions pas que nous sommes en présence d'animaux sauvages et que la nourriture constitue un excitant pour eux. Par contre, je pense que ce type de plongées bien conduites par des professionnels expérimentés, avec une éthique peut constituer un excellent moyen de populariser les requins, de militer pour leur survie et ceci dans des conditions de sécurité satisfaisantes.

 

Amicalement,

 

Denis

Dans la précipitation j'ai oublié de mettre le lien d'une étude menée par des médecins concernant les attaques de requins en polynésie française.

 

Intitulé:

"Attaques et morsures de requins en Polynésie française


C. MAILLAUD (1), G. VAN GREVELYNGHE (2)


(1) SAMU, Centre Hospitalier Territorial, BP J5, 98845 Nouméa, Nouvelle-Calédonie
(2) Centre Médical, 1, rue Rico-Carpaye, 97420 Le Port, Ile de la Réunion."

 

Voila son  résumé :

 

"RÉSUMÉ
Nous présentons une série d’observations d’attaques et morsures de requins survenues en Polynésie française. Ce type d’accident semble plus fréquent dans ce pays que dans les autres ensembles insulaires français de l’Indo-Pacifique. Les lésions constatées sont, dans la majorité des cas, d’une faible gravité et aucun décès n’a été relevé dans notre série. Les requins en cause appartiennent à des espèces piscivores de taille petite à moyenne et la stimulation alimentaire représentée par la présence de sang ou de chair de poisson dans l’environnement immédiat de la victime, lors de plongée sous-marine avec shark feeding ou de chasse sous-marine, semble constituer un facteur déterminant de la plupart des accidents."

 

Sa conclusion :

 

"CONCLUSION


Les attaques et morsures de requins nous semblent assez fréquentes en Polynésie française, mais leurs conséquences, tant en termes de mortalité que de devenir fonctionnel des victimes, moins lourdes que partout
ailleurs où des accidents de ce type ont été décrits. Elles sont le fait majoritairement de requins récifaux de taille petite ou moyenne. Elles concernent essentiellement les plongeurs sous-marins pratiquant le shark feeding et les
chasseurs sous-marins. La stimulation alimentaire qu’exercent leurs activités sur les espèces piscivores semble
un facteur déterminant de la majorité des accidents."

 

Son lien :

 

http://aresub.assoc.pagespro-orange.fr/medecinesubaquatique/dangers...

 

Amicalement,

 

Jérôme

Le lien dans la première partie de réponse ne semble pas être passé correctement au moment de l'enregistrement du message. Je l'indique à nouveau ici afin que vous puissiez le lire :

 

http://www.spc.int/DigitalLibrary/Doc/FAME/InfoBull/FishNews_VF/111...

 

Dans le cas ou il passerai à nouveau mal, je vous explique comment le retrouver simplement. Allez sur google, tapez "google scholar". Vous tomberez sur une version "beta" d'un moteur de recherche google consacré aux études scientifiques.

Une fois sur cette page, tapez "nourrissage requin". En première page vous obtiendrez un lien intitulé: "PDF Nouvelles du Bassin du Pacifique". Le document s'intitulant: "LES PLONGEURS QUI NOURRISSENT LES POISSONS: UN PROBLÈME PERSISTANT POUR LA GESTION DES AIRES MARINES PROTÉGÉES"

 

Les 20 articles scientifiques auxquels il fait référence dans sa bibliographie sont indiqués à la fin du document.

 

Amicalement,

 

Jérôme

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