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LES PODCASTS DE FRANCIS LE GUEN

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QUAND LES SENIORS SE METTENT À LA PLONGÉE

 

Plonger à 70 ans, quand on l’a fait toute sa vie, n’a rien d’extraordinaire, et nos membres les plus âgés sont des plongeurs comme les autres. Mais amener des séniors qui n’ont jamais mis une bouteille sur le dos à sauter le pas, c’est autre chose. Pourtant, en adaptant les conditions de plongée et en gardant à l’esprit quelques réalités physiologiques liées à l’âge, rien n’empêche nos anciens de découvrir la plongée.

 

 

UN PHÉNOMÈNE RELATIVEMENT NOUVEAU

La plongée suit, comme toutes les autres activités, l’évolution de notre société : de plus en plus de « séniors » en pleine forme, qui disposent enfin de davantage de temps, et d’un peu de moyens, pour voyager et découvrir de nouveaux horizons : et la plongée sous-marine, justement parce qu’elle ne se situe pas sur le terrain de la performance, est pour de plus en plus de retraités une révélation ; surtout en milieu tropical, ce qui permet de contourner certains obstacles, liés à la température.

 

 

CHOISIR AVEC SOIN SON MATÉRIEL

La première difficulté, passé un certain âge, consiste à s’équiper. Et le simple fait d’enfiler un vêtement qui manque de souplesse peut être rédhibitoire : d’où l’intérêt aussi des plongées tropicales, une fine combinaison voire un shorty règlent en partie le problème. Mais attention, comme pour les enfants, l’hypothermie gagne plus vite les plongeurs âgés. Il faut aussi compter avec le poids de la bouteille : impossible avec un dos fragile et une force physique moindre de se déplacer avec un bloc sur le dos, difficile de sortir de l’eau par une échelle peu pratique. Il faut privilégier les plate-formes de mise à l’eau ou les départs de plage. Il faut aussi prendre en compte les problèmes de vue, et la difficulté de lire les indications des instruments.

 

 

UNE VISITE MÉDICALE POUSSÉE

La visite médicale, bien sûr, est d’autant plus importante que l’on avance en âge, et certains examens complémentaires s’avèrent indispensables. Notamment un électrocardiogramme et un test d’effort annuel, mais aussi éventuellement une épreuve fonctionnelle respiratoire, en fonction de la condition physique du candidat. D’où l’intérêt d’en parler avec un médecin qui connaît bien la personne, et sera à même d’évaluer les points à vérifier.

 

 

S’ADAPTER À DES RÉALITÉS PHYSIOLOGIQUES

Certaines contraintes physiologiques supposent d’adapter la plongée aux plus âgés. Il ne s’agit pas ici de faire un tour d’horizon médical approfondi, mais d’exposer quelques éléments qui permettent de comprendre facilement que l’on ne plonge pas de la même façon à 30 ans qu’à 60. En premier lieu, en vieillissant, les tympans deviennent moins souples, ce qui suppose une descente plus lente, sans précipitation.  Par ailleurs,  le système cardio-vasculaire répond moins bien à l’effort, et les échanges gazeux se font moins bien que chez un sujet jeune. D’après plusieurs études, la désaturation en azote est plus lente chez un sujet âgé, augmentant le risque d’accident de décompression. La fonction respiratoire est elle aussi moins bonne.

 

 

EN CONCLUSION

En conclusion, outre les points que nous venons d’évoquer, les médecins qui se sont penchés sur la question conseillent unanimement de plonger dans la limite de la courbe de sécurité, en respectant un palier. Mais aussi d’éviter au maximum les efforts inutiles, que ce soit à terre, sur le bateau ou sous l’eau ; de penser à bien s’hydrater avant mais aussi après la plongée ; et enfin, même si le conseil vaut pour tous, il est encore plus important pour les séniors : on ne plonge pas si l’on se sent fatigué, ou si l’envie n’est pas là. Moyennant quoi, le plaisir de la plongée s’ouvre à tous : ne l’oublions pas, les plus de 60 ans représentent aujourd’hui plus de 20% de la population.

 

 

Texte : Isabelle Croizeau

Photos : Alexis Rosenfeld

Commentaire de Michèle KRUST le 31 mai 2012 à 12:29

Un bel article. On ne pourra plus me dire "Tu es trop vieille". A 63 ans je me sens encore ne pleine forme et dans la tête plein de projets. Mais... la retraite ne représente que 47% du dernier salaire net et les dépenses obligatoires restent les mêmes...alors... les voyages on en rêve mais on ne peut plus les faire. La plongée ? Oui. Mais là aussi il fait rélféchir pour que cela ne coûte pas trop cher et n'entrave pas trop nos finances...

Commentaire de Fred DUVIVIER le 2 juin 2012 à 18:52

J'avoue qu'à mon âge (à peine 53 ans, mais toujours capable d'en montrer à des petits jeunes comme mon fiston de 21 ans) et toujours en train de passer des niveaux, je suis heureux de rencontrer des grands séniors en pleine "patate" ayant acquis un niveau d'humilité louable devant ce hobby à risque, gage de leur grande longévité dans ce monde de bulleurs (et bulleuses, pardon les filles!) mais tous ont un problème qui me guette: leur acuité visuelle s'émousse et aucun n'a de solution miracle pour corriger une vue moins efficace...Est-ce que quelqu'un peut nous aider

Merci les toujours-jeunes de nous aider

Commentaire de ISNARD Serge le 10 juin 2012 à 17:35

Bonjour

je suis toujours émerveillé de voir sur un bateau des séniors en pleine forme et qui sont toujours aussi enthousiastes d’enfiler la combi, de mettre le gilet de vérifier le matos et hop à l'eau !!! C'est super que l'on puisse pratiquer sa passion en avançant en âge et cela  permet de rester encore jeune

Pour info j'ai quand même 60 printemps et j'aime toujours plonger avec autant de plaisir .

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